Les mini-crédits à la consommation ont le vent en poupe depuis un moment, notamment dû à la crise sanitaire qui a plongé de nombreux foyers dans une situation financière délicate. Nombreux sont ceux qui ont décidé de contracter un crédit à la consommation d’un montant inférieur à 200 euros. Cependant, ces mini-prêts ne sont pas sans risques pour plusieurs raisons. Afin de rendre ces crédits plus sécurisés et encadrés, la commission européenne a décidé de revoir les règles relatives à ces crédits à la consommation. Découvrez les changements prévus et pourquoi ce type de crédit à la consommation peut être dangereux.

Pourquoi contracter un crédit à la consommation inférieur à 200€ ?

Contracter un crédit à la consommation inférieur à 200 euros peut certainement vous permettre de mettre un peu de beurre dans les épinards et de faire face à des dépenses imprévues. Un coup de pouce indéniable lors de ces moments compliqués qui peut, néanmoins, se retourner contre vous.

La crise sanitaire à laquelle nous devons faire face depuis plusieurs mois n’arrange en rien les choses et fragilisent d’autant plus certains foyers qui étaient déjà dans une situation financière délicate.

Ainsi, nombreux sont ceux qui ont décidé de se tourner vers ces mini-crédits qui semblent pouvoir être contractés facilement, rapidement et qui ne demandent pas nécessairement de justificatifs.

Cependant, ce type de mini-crédit à la consommation peut avoir des répercussions sur le plus long-terme et pousser certaines familles au surendettement. C’est ce que dénonce UFC-Que Choisir, une association de consommateurs dans une enquête concernant les « frais hallucinants des mini-crédits ».

En quoi ces mini-crédits sont dangereux ?

Dans un premier temps, il est important de savoir qu’un crédit à la consommation est soumis à une réglementation stricte.

Ainsi, lorsque vous contractez un prêt à la consommation, on vous présente un contrat de crédit qui contient notamment le taux annuel effectif global (TAEG), les différents frais engagés, le taux d’usure, le droit de rétractation de 14 jours, ou encore la solvabilité de l’emprunteur.

Des éléments cruciaux qui permettent aux deux partis de s’assurer que tout se passera sans incident durant la durée du prêt et d’éviter tout abus durant cette période. 

Le problème ? Cette réglementation stricte n’inclut pas les crédits à la consommation d’un montant inférieur à 200 euros. Ainsi, certains organismes profitent largement de ce manquement et n’hésite pas amoindrir l’importance d’un tel engagement et les présentent comme étant inoffensifs. 

Une présentation de ce crédit à la consommation évidemment fausse puisque, emprunter de l’argent va coûter indubitablement de l’argent et ces crédits à la consommation présentent des taux d’intérêt bien plus élevés que la moyenne et peuvent grimper jusqu’à 100% voire dans certains cas 2 000 % ! Cela dépasse largement le taux d’usure (le taux d’usure = TAEG maximal fixé afin d’éviter les taux d’intérêt trop élevés) mais ce n’est pas illégal puisque ce type de crédit ne répond pas à la réglementation des prêts à la consommation.

Des changements se profilent

Cela pourrait changer puisque la Commission européenne souhaite en finir avec ces dérives et a proposé certaines révisions des règles concernant les crédits à la consommation.

L’objectif étant de présenter de manière plus claire et transparente les informations concernant les crédits à la consommation et permettre d’éviter le surendettement des foyers es plus modestes.

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