Tout qui souhaite souscrire un prêt hypothécaire se voit proposer un choix : celui d’opter pour un taux fixe ou pour un taux variable. Si les taux fixes demeurent aujourd’hui encore les plus prisés, les taux variables séduisent chaque jour davantage. BNP Paribas Fortis en atteste : en 2018, 3 emprunteurs sur 10 ont été séduit par la formule variable. C’est 16% de plus qu’en 2017 ! Les taux variables deviendront-ils un jour la norme ? À quoi doivent-ils leur succès ? Réponses.

Taux fixe ou taux variable : quelle différence ?

Avant d’entrer dans le détail, rappelons en quoi consistent les taux fixes et variables.

Taux fixe

Lorsque l’on souscrit un prêt hypothécaire à taux fixe, cela signifie par définition que le taux sera identique, soit demeurera fixe, durant toute la durée du remboursement. Opter pour un taux fixe, c’est dès lors opter pour une certaine tranquillité d’esprit, une certaine sécurité.

Taux variable

Souscrire un prêt hypothécaire à taux variable signifie que ce dernier peut fluctuer selon l’évolution d’un indice de référence. Par opposition au taux fixe, le taux variable présente donc un risque. Une limite est toutefois posée tant en cas de hausse qu’en cas de baisse.

Taux fixe ou taux variable ?

Taux fixe ou taux variable : au consommateur de choisir. Reste que l’année dernière, celui-ci semble avoir fait son choix. Si les taux fixes demeurent les plus prisés, les taux variables comptent, comme dit plus haut, de plus en plus d’adeptes.

Si 15% des candidats au prêt hypothécaire avaient choisi un taux variable en 2017, ce pourcentage est monté jusqu’à 31 l’année dernière, soit une hausse non négligeable de 16%, et ce rien qu’en un an. Une hausse qui témoigne dès lors d’un changement de comportement.

Taux variable : pourquoi un tel succès ?

Si les emprunteurs sont plus nombreux à se tourner vers le taux variable aujourd’hui qu’hier c’est, selon Sébastien Degand, responsable des crédits au sein de BNP Paribas Fortis, parce qu’ils croient au maintien des taux planchers.

« Les emprunteurs pensent que les taux vont rester bas. Nous n’avons pas de boule de cristal, mais force est de constater que, depuis quelques années, des augmentations de taux sont régulièrement annoncées. Celles-ci se réalisent mais dans des proportions qui restent très très raisonnables. Et finalement, certains clients préfèrent la formule variable et se dire que le jeu en vaut la chandelle. »

Pourquoi un taux variable alors que les taux fixes sont eux-mêmes très bas ?

Généralement, les taux variables se trouvent être avantageux lorsque les taux fixes sont élevés. Les consommateurs parient alors sur une inévitable baisse, d’où l’intérêt du taux fixe. Mais pourquoi alors opter maintenant pour un taux variable, alors que les taux fixes se trouvent d’ores et déjà être très avantageux ?

Sébastien Degand nous livre une nouvelle fois sa théorie :

C’est vrai que les taux sont relativement faibles, mais les clients peuvent bénéficier d’un taux d’intérêts encore plus intéressant lorsqu’ils prennent une formule variable, tout en limitant le risque, puisque le taux ne peut que doubler, au pire. Donc celui qui a un taux d’intérêt de 1% aujourd’hui, il peut au pire augmenter jusqu’à 2% avant la fin du crédit. »

Et de compléter :

« Dans la majorité des cas, et hormis une explosion des taux à horizon très proche, ce qui est très peu probable, le risque est nettement sous contrôle pour les clients. Mais ça reste un risque, et il se peut, dans certains cas que des clients remboursent davantage en prenant une formule variable plutôt qu’une fixe. »

Taux fixe ou taux variable : à vous de voir !

Vous l’aurez compris, les deux formules présentent des avantages et des inconvénients. À vous de voir celle qui vous correspond le plus. Chez Crédit Wallonie, nous pouvons bien évidemment vous aider. Une question ? N’hésitez pas à nous contacter !

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